Frise historique

C'est en pleine effervescence médicale, en 1896, que le docteur Albert Martin, chirurgien et obstétricien rouennais, ouvre une maison de santé 6 place Saint-Hilaire (deux lits). Une seconde maison de santé privée est aménagée quelques années plus tard au 1 rue Eau de Robec, proposant une quinzaine de lits. Elle fonctionnera jusqu'aux années trente.
Il s'agissait là, au tout début du siècle, des premières "Maisons de Santé" privées mises à la disposition des malades (avec quelques autres initiatives semblables à Rouen). Ce phénomène coïncidait avec le développement de l'ère chirurgicale moderne bénéficiant des travaux Pastoriens et des progrès de l'anesthésie générale.
Ce n'est qu'en 1930, à l'âge de 65 ans, que Albert Martin fonde l'actuelle clinique Saint Hilaire dans une belle maison bourgeoise de style Napoléon III, 2 place Saint Hilaire, comportant 50 lits de chirurgie et maternité.
![Soeurs hospitalières d'Ernemont [vers 1920]](/medias/tp/34-sainthilaire_02-zoom.png)
Si Albert Martin est aidé dans son entreprise par ses fidèles amis (notamment les docteurs Pierre et André Derocque) et soutenu par de nombreux confrères dont l'éminent Charles Nicolle, l'histoire de la clinique restera cependant une affaire de famille. A la mort d'Albert Martin en 1948, son fils Gilbert, bien qu'agriculteur, prend en charge l'établissement. Faisant preuve d'un réel dynamisme, il met en place une judicieuse politique d'autofinancement qui permet à l'établissement de se développer et de se moderniser. Il crée par ailleurs, le Syndicat des Maisons de santé de Seine-Maritime.

Réservé tout d'abord à une population « aisée », l'accès aux cliniques s'ouvre au plus grand nombre avec la mise en place de la sécurité sociale. Ces différents changements imposent de nouvelles capacités d'accueil. Une aile adjacente est construite à l'Ouest en 1962 et 1966. Plus tard, en 1976, la partie Est sera réalisée.
Cette même année, à la disparition de Gilbert, le docteur Pierre-Albert Martin prend la relève. La clinique Saint-Hilaire continue de se moderniser notamment par la création de services spécialisés. Au centre de cobaltothérapie se joignent un service de radiologie, un nouveau bloc opératoire. Dans le même temps, les chambres réservées aux malades profitent elles aussi de la modernisation.

En perpétuelle évolution, la clinique se dote en 1994 d'une salle de cardiologie interventionnelle et d'un scanner.
Travaillant en étroite collaboration avec d'autres établissements, notamment le CHU en cardiologie et le centre Becquerel en cancérologie, la clinique Saint-Hilaire accentue sa volonté de fournir des services de qualité. Certifiée iso 9001 V2001 pour l'ensemble de ses activités : soins infirmiers en service de chirurgie, médecine, bloc opératoire, accueil, hôtellerie, restauration, pharmacie, stérilisation et maintenance, et accréditée, elle joue la carte de la modernisation. En 2003, elle acquiert un accélérateur de particules, le troisième en Seine-Maritime, accroissant ainsi fortement son potentiel radiothérapique et la qualité des soins dispensés aux patients cancéreux.
En 2005, la clinique est composée de 182 lits et places, elle emploie 75 médecins et 95 infirmières. Elle s'est progressivement spécialisée autour de 3 spécialités : la chirurgie générale, la cardiologie et la cancérologie.
Plan [2003] - © clinique Saint Hilaire



